Les études comparées - oppositions et liens - m’ont toujours intéressée. Après une formation en théâtre et en littérature, je suis allée à Paris. C’est là que jour après jour en visitant les musées, j’ai découvert ce que j’avais recherché : intensité, engagement, communion, densité. À mon retour, je me suis dirigée vers les arts visuels. D’abord la sculpture. J’étais fascinée par la soudure, l’immensité, le monumental, tout en l’étant également paradoxalement, par la fragilité et le déséquilibre. Entrée aux Beaux-Arts, à l’Université Concordia, avec l’intention de poursuivre ma formation en sculpture, je me suis peu à peu tournée vers la peinture.

L’urbanité a longtemps été le moteur de ma recherche. J’y retrouvais les thèmes essentiels de ma démarche : monumentalité, dureté, failles, fragilité, déséquilibre. Je lisais beaucoup et les œuvres littéraires et les monologues que j’avais étudiés me revenaient sans cesse en tête. Mon travail s’est alors enrichit d’une nouvelle dimension. Il y serait question, par le biais de la littérature, d’une réflexion sur la condition humaine : fragilité de la vie, failles, ruptures, solitude. L’urbanité resterait mais deviendrait métaphorique. J’utiliserais de la ville l’atmosphère, la laideur, le sale et le vide. Mon travail est toujours resté accroché à ces deux pôles; urbanité et littérature, y trouvant là matériaux, structures et rythme.


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